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forêt-MAIL n° 112 (septembre 2014)

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La sylviculture proche de la nature
pourrait mieux adapter les forêts
aux changements climatiques [1335]

Dans de nombreux pays d’Europe, la sylviculture proche de la nature est largement préconisée comme étant la meilleure approche de gestion forestière pour faire face aux changements climatiques. Une synthèse a identifié et évalué six principes de gestion qui améliorent la capacité d'adaptation des forêts tempérées en Europe :
1. Augmenter la diversité spécifique des arbres.
2. Augmenter la diversité structurelle.
3. Maintenir et augmenter la diversité génétique au sein des différentes espèces d'arbres.
4. Augmenter la résistance des arbres individuels aux stress biotiques et abiotiques.
5. Remplacer les peuplements à haut risque.
6. Maintenir des volumes sur pied modérés.

Ces principes sont utilisés pour évaluer comment les stratégies sylvicoles qualifiées de « proche de la nature » répondent à l’adaptation aux changements climatiques. Étant donné que les méthodes de gestion en sylviculture irrégulière sont très diversifiées, trois groupes de stratégies ont été dégagés : le prélèvement pied par pied (ou jardinage), le prélèvement par groupe et les coupes progressives, ce dernier groupe étant le moins proche des principes de sylviculture proche de la nature.

Les résultats de l’étude montrent que de nombreux attributs des stratégies « proche de la nature » peuvent augmenter la capacité d'adaptation des forêts tempérées européennes. En effet, la diversité structurelle et la résistance des arbres aux facteurs de stress sont favorisées et les volumes sur pied peuvent être maintenus à des niveaux faibles.

Toutefois, quelques lacunes existent en ce qui concerne l’augmentation de la richesse spécifique des arbres, le maintien et l'augmentation de la diversité génétique et le remplacement des peuplements à haut risque. Pour combler ces lacunes, les stratégies proches de la nature pourraient recourir à d’autres méthodes de régénération de sorte à favoriser l’apparition d’essences héliophiles, d’espèces non indigènes et de provenances non locales. [C.S.]

Brang P, Spathelf p., J. Bo Larsen J., Bauhus J., Bonc̆ìna A., Chauvin C., Drössler L., García-Güemes C., Heiri C., Kerr G., Lexer M. J., Mason B., Mohren F., Mühlethaler U., Nocentini S. and Svoboda M. [2014]. Suitability of close-to-nature silviculture for adapting temperate European forests to climate change. Forestry 87 : 492-503 (12 p., 2 tab., 141 réf.).

L’aulne facilite la restructuration des sols forestiers compactés [1336]

Le compactage du sol en raison de l’utilisation de machines lourdes pour la récolte de bois est un problème très répandu dans le secteur forestier. De plus, peu d’études portent sur la restructuration des sols forestiers compactés.

Des chercheurs suisses se sont intéressés à la capacité de l’aulne glutineux à accélérer la réhabilitation de ces sols compactés. En 2003, ils ont introduit des plants dans des ornières fortement compactées sur deux sites forestiers. Certaines des ornières ont été remplies avec du compost. En 2009 et 2010, ils ont évalué le succès de ces mesures par l’analyse des paramètres physiques de la structure du sol (densité apparente, porosité totale, macroporosité et perméabilité à l’air), la densité des racines et la croissance des arbres.

La croissance des arbres y a été exceptionnellement forte. La porosité totale du sol, la macroporosité et la perméabilité à l’air ont montré une augmentation significative dans les couloirs de débardage plantés par rapport aux témoins non traités. Les valeurs étaient proches de celles trouvées pour un sol non compacté dans le voisinage immédiat. Tous les paramètres physiques du sol ont été étroitement corrélés à la densité de la masse racinaire. L’application de compost n’a pas montré d’effet probant.

La plantation d’aulnes glutineux aurait donc un grand potentiel en tant que mesure écologique pour accélérer la restructuration des sols forestiers compactés dans des climats tempérés humides. [D.A.]

Meyer C., Lüscher p., Schulin R. [2014]. Enhancing the regeneration of compacted forest soils by planting black alder in skid lane tracks. European Journal of Forest Research 133 : 453-465 (13 p., 8 fig., 3 tab., 71 réf.).

La plantation entièrement mécanisée, fantasme ou réalité ? [1337]

En France, le recours à la plantation a fortement diminué durant ces dernières décennies dans les forêts publiques. Cette diminution a pu être réalisée grâce aux forestiers qui ont su tirer profit de la régénération naturelle. Cependant, les gestionnaires tiennent de plus en plus compte des changements climatiques annoncés pour la réalisation des plans de régénération des futaies. En conséquence, cela nécessitera d’adapter, voire de réorienter la composition des peuplements. La réalisation de plantations sera donc nécessaire. Inquiet de cette future augmentation des surfaces à boiser, un groupe de travail a été mis en place par l’Office National des Forêts afin d’évaluer la possibilité d’avoir recours à la plantation mécanisée plutôt que manuelle. Ce groupe de travail a tenté d’évaluer la possibilité d’utilisation d’une planteuse manuelle tout en tenant compte des critères à remplir afin qu’elle puisse au moins égaler les qualités d’un travail manuel.

Les premières planteuses mécaniques ont vraisemblablement vu le jour à la fin du 19e siècle aux États-Unis. Il existe actuellement différents types de planteuses mécaniques. La plupart des modèles sont attelés sur l’attache trois-points d’un tracteur. Le principe est qu’un sillon est ouvert dans le sol et permet à deux opérateurs, installés à l’arrière du tracteur, de placer les plants à intervalles réguliers. Un dispositif referme ensuite le sillon et tasse le sol de chaque côté du plant. La productivité de ce type de machine est estimée à environ 3 000 plants par jour, mais nécessite trois opérateurs. Le système ne convient toutefois pas à tous les types de sol car l’ouverture du sillon tasse les parois dans les sols limoneux à argileux. Les effets ne se font parfois sentir que quelques années plus tard, lorsque le sylviculteur s’aperçoit de la faiblesse du système racinaire qui n’a pu se développer que le long du sillon. Par ailleurs, le sillon n’est pas toujours correctement refermé, ce qui entraîne le dessèchement des plants.

Les planteuses scandinaves sont adaptées aux plants en godet. Leur fonctionnement repose sur un système similaire à un barillet de revolver. Elles doivent être portées par des pelles mécaniques en raison de leur poids. La productivité est d’environ de 1 000 plants par jour.

D’autres prototypes sont également en cours de test. Ainsi, un nouveau concept monté sur quatre pattes permet de réduire la pression au sol. Un autre associe trois planteuses réalisant chacune un petit travail du sol avant plantation.

Le groupe de travail a déduit qu’une machine unique, mais capable de s’adapter à toutes les situations (chaque parcelle ayant ses particularités) était nécessaire. Un outil porté par un tracteur semble être le meilleur choix afin que la plupart des entreprises de travaux puissent s’en équiper.

Par ailleurs, la machine doit pouvoir s’adapter à de nombreuses situation suivant la préparation de terrain réalisée, le type de plant (racines nues ou godet), mais aussi la taille et la forme des plants afin que le collet soit toujours bien positionné ou encore pouvoir gérer le mélange des essences. La question du pralinage ou encore de l’habillage des racines doit aussi pouvoir être traitée. Enfin, idéalement, une protection devrait également pouvoir être apposée afin de ne pas devoir effectuer un retour sur les lignes de plantation.

Du point de vue économique, l’investissement dans une planteuse devrait pouvoir se justifier à condition d’obtenir un rendement au moins égal à celui d’un planteur manuel. À l’heure actuelle, pour compenser les coûts liés à l’utilisation des machines, une planteuse devrait pouvoir mettre en terre au moins 1 200 plants par jour, soit un plant toutes les 24 secondes. Cette estimation ne tient toutefois pas compte des pannes qui immobilisent dans ce cas l’opérateur et la machine concernée, tracteur ou planteuse. Au contraire, si un membre d’une équipe de planteurs est en incapacité de travail, il peut être plus facilement remplacé.

Le problème de la plantation mécanisée a été soulevé il y a maintenant bien longtemps. Cependant, elle n’a pas connu de développement significatif. Force est de constater que les défis techniques sont nombreux pour parvenir à un travail de qualité. Par ailleurs, un ouvrier aura toujours une plus grande facilité de s’adapter aux situations de terrain. La plantation manuelle a donc encore tout son sens à l’heure actuelle et mériterait une attention particulière afin que ce savoir-faire technique soit conservé et revalorisé. [S.P.]

Ulrich E. [2014]. Nouveaux besoins de plantation en forêt publique française : réflexion sur la plantation mécanisée ou manuelle. Rendez-Vous techniques 43 : 3-10 (8 p., 3 réf.).

L’impact écologique du dépérissement du frêne [1338]

L’étude de l’impact écologique potentiel d’une maladie doit identifier les fonctions écosystémiques associées à l’essence en question, quels organismes utilisent l’essence et de quelle manière, ainsi que la possibilité de remplacer l’essence menacée par une essence alternative.

Une étude réalisée en Grande-Bretagne a évalué l’impact écologique de la chalarose. Un total de 953 espèces ont été identifiées comme associées au frêne, dont quarante-quatre fortement inféodées. Le remplacement du frêne par d’autres essences est une solution envisageable, même si aucune espèce d’arbre ne peut agir seule comme hôte de toutes les espèces associées.

Les scénarios de gestion proposés par les auteurs pour réduire l’impact de la maladie et pour minimiser les effets sur les espèces associées impliquent généralement de ne pas retirer les arbres morts ou dépérissants. [C.S.]

Mitchell R.J. et al. [2014]. Ash dieback in the UK : A review of the ecological and conservation implications and potential management options. Biological Conservation 175 : 95-109 (15 p., 5 fig., 9 tab., 69 réf.).

Le douglas augmente la richesse spécifique du sous-bois [1339]

En République tchèque, une étude a été réalisée afin d’évaluer l’impact de l’introduction du douglas sur la composition du sous-bois. En effet, chaque essence influence son milieu et les modifications engendrées par l’introduction d’une espèce peuvent être évaluées grâce aux changements de composition du sous-bois et de l’abondance de certaines plantes.

Durant cette étude, 153 relevés phytosociologiques ont été réalisés dans des peuplements de douglas, d’épicéa, de hêtre et de chêne pour décrire la composition en espèces du sous-bois et évaluer les différences entre communautés.

La culture du douglas augmente la diversité en espèce dans les peuplements, mais diminue l’abondance de certaines d’entre elles. La différence n’est toutefois pas aussi marquée si des peuplements de hêtre et de chêne sont remplacés par du douglas. Toutefois, même dans ce dernier cas, on voit apparaître des espèces nitrophiles comme le Géranium herbe à Robert, l’Ortie dioïque et le Gaillet gratteron. Ces plantes indiquent qu’une grande quantité de nitrates est disponible dans l’humus et dans les horizons superficiels du sol. Cela devra toutefois être confirmé grâce à des analyses de sol, mais pourrait représenter un risque potentiel de l’introduction du douglas. [S.P.]

Podrazsky V., Martinik A., Matejka K., Viewegh J. [2014]. Effects of Douglas-fir (Pseudotsuga menziesii [Mirb.] Franco) on understorey layer species diversity in managed forests. Journal of Forest Science 60 : 263-271 (9 p., 3 fig., 4 tab., 45 réf.).

La taille du corps et la période d’activité
guident les réactions des mammifères
face aux changements climatiques [1340]

La plupart des modélisations prédictives de la réponse des mammifères aux changements climatiques estime que toutes les espèces réagiront de manière similaire, avec toutefois des amplitudes différentes. À l’inverse, les modèles pour les animaux vertébrés ectothermes (dont la température corporelle est la même que celle du milieu extérieur ; reptiles et poissons, par exemple) ont intégré des différences physiologiques entre espèces qui discriminent leurs réponses face au changement climatique.

Pourtant, il ressort clairement de l’analyse des fossiles de mammifères que ces animaux n’ont pas tous répondu de manière similaire aux changements de température paléolithiques.

Cette étude menée aux États-Unis montre que certains mammifères réagissent négativement, avec des extinctions locales de population, des contractions de l’aire de distribution et des diminution dans la taille des populations. C’est le cas par exemple pour l’ours polaire, le pika ou le chipmunk. D’autres mammifères réagissent positivement en élargissant leur aire de distribution, la taille de leur population ou leur taux de croissance, comme par exemple plusieurs musaraignes ou la marmotte à ventre jaune. Enfin, un nombre important d’espèces, presque la moitié, ne réagit pas du tout au changement climatique.

Le fait qu’un mammifère réagisse ou non au changement climatique est conduit principalement par la taille de son corps et sa période d’activité. Il est intéressant de noter que l’extinction de la mégafaune du Pléistocène comprenait principalement les grands mammifères.

Ce caractère de taille du corps peut indiquer des interactions climatiques qui n’avaient pas été prises en compte précédemment dans la réaction des mammifères aux changements climatiques. Les petits mammifères ressentent le climat différemment que les plus grands à cause de la disponibilité de micro habitats proches ou en dessous du sol qui modèrent la température et l’humidité. Les plus grands mammifères ont moins de flexibilité face au climat et aux températures qu’ils rencontrent. D’un autre côté les grands mammifères sont plus mobiles et seraient donc plus capables d’étendre leur aire de distribution pour fuir les changements et trouver des refuges. Mais les observations de diminution d’aire de distribution et d’abondance de population indiquent plutôt un impact négatif des changements climatiques qu’une simple réponse d’augmentation de la mobilité.

Ces résultats indiquent donc que certains mammifères peuvent, par leurs comportements, échapper au changement climatique, alors que d’autres ne le peuvent pas, à l’instar de certaines hypothèses paléontologiques. Les mammifères de grande taille et strictement diurne ou nocturne ont rapidement réagit au changement climatique actuel et la plupart de ces réactions indiquent un plus haut risque d’extinction. La plupart de ces mammifères font partie de la faune emblématique de l’Amérique du Nord : le mouflon canadien, le pika et l’ours polaire.

Ceux qui ont le plus de chance de réagir positivement ou qui ont étendu leur aire de distribution sont petits, flexibles et invisibles : comme les musaraignes ou les souris qui vivent dans le sol et sous la végétation.

Le microclimat disponible et les choix comportementaux sur le temps d’activité, même pour deux espèces sur le même terrain, ont des implications en cascade sur la manière dont elles ressentent le climat, et dictent la nécessité de réagir en recherchant une niche climatique ou en échappant aux changements.

Une meilleure compréhension de la réaction des espèces et des raisons biologiques qui la sous-tendent sont des impératifs pour les actions de conservation et de gestion. [C.H.]

McCain C.M., King S.R.B. [2014]. Body size and activity times mediate mammalian responses to climate change. Global Change Biology 20 : 1760-1769 (10 p., 4 fig., 60 réf.).

Les impacts des surdensités de cerfs se font encore ressentir
20 ans plus tard [1341]

Les cerfs, s’ils sont en surdensité, ont un impact dramatique sur la régénération des forêts, mais aussi sur la composition, la densité et la diversité du sous-bois. En fonction de l’attractivité de certaines espèces pour l’abroutissement, ils modifient à long terme la composition des forêts.

Une étude menée aux États Unis a analysé l’impact sur les plantes herbacées du sous-bois en fonction de différentes densités de cerfs de Virginie. Les populations d’animaux étaient maintenues à des densités allant de 3,9 à 31,2 animaux par kilomètre carré, selon les parcelles. Ces densités ont été maintenues identiques durant 10 ans. Ensuite, les clôtures ont été démontées et les peuplements ont été soumis à la pression de gibier normale de la région (entre 10 et 12 cerf/km2). Les effets ont été analysés dans des zones mises à blanc et aussi sous couvert forestier entre les années ‘90 et 2010, soit pendant vingt ans.

Vingt années après l’ouverture des clôtures, dans les peuplements qui avaient été exposés aux densités de cerfs les plus élevées, les fougères recouvrent cinq fois plus le sol comparé aux peuplements où les densités étaient réduites et ce au détriment des angiospermes significativement moins présents.

Cette étude à long terme montre de manière univoque les effets à longue échéance des surdensités d’ongulés sauvages sur la végétation du sous-bois : 20 ans plus tard, les impacts sont toujours marqués. Par ailleurs, la seule diminution du nombre d’animaux ne suffira pas à restaurer l’état initial et des mesures de gestion devront probablement être prises pour permettre la régénération, comme la suppression des fougères. [S.P.]

Nuttle T., Ristau T. E., Royo A. A. [2014]. Long-term biological legacies of herbivore density in a landscape-scale experiment: forest understoreys reflect past deer density treatments for at least 20 years. Journal of Ecology 102 : 221-228 (8 p., 3 fig., 38 réf.).

Utilisation de bois suisse dans la construction : surcoût ? [1342]

Selon une étude comparative menée conjointement par l’association Forêt Valais et l’Office romand de Lignum, les surcoûts occasionnés par la mise en œuvre de bois suisse dans la construction (par rapport aux bois étrangers) sont insignifiants. Ces surcoûts se situent entre 1 et 2 % pour une maison individuelle en bois de 150 m2.

La consommation locale (ou la « filière courte ») peut s’appliquer à la construction en bois. Un bois abattu et transformé en Suisse permet de limiter les émissions de CO2 et, vu les normes strictes qui s’appliquent dans le cadre de l’exploitation de la forêt suisse, il est écologiquement responsable de privilégier le bois indigène.

Le rapport de l’étude « Plus-value bois suisse » est disponible sur goo.gl/tkCcfT. [C.S.]

Anonyme [2014]. Le bois suisse est très abordable. La Forêt 67(4) : 6 (1 p.).

L’avenir de la scierie française à l’horizon 2020 [1343]

En France, l’Observatoire du Métier de la Scierie a réalisé une étude prospective sur le devenir du secteur des scieries à l’horizon 2020 au travers de trois scénarios.

En 2010, le secteur comptait 1750 scieries pour plus de 8 000 000 m3 sciés.

Trois scénarios sont envisagés.

1. Productivité et rentabilité

Pour ce scénario, seules quelques « super scieries » subsistent et intègrent la transformation du bois dont les sciages bruts, les produits techniques (contrecollé, abouté) et les produits connexes (plaquettes, pellets), voire la cogénération.

Les scieries moyennes sont arrêtées, incapables de rivaliser et les scieries artisanales survivent en proposant des produits sur mesure et un service de proximité.

2. Complémentarité et diversité des structures

Ici, chaque type de scierie tient sa place dans son secteur de prédilection :

  • les grosses unités vont vers la production de masse des sciages bruts et techniques et la mise en œuvre des produits ;
  • les moyennes s’orientent vers le sur-mesure et les produits de niche ;
  • les plus petites font du service de proximité.

Dans ce scénario, le secteur feuillu retrouve sa première place au niveau européen grâce à différents facteurs : première transformation réalisée sur place, exportation massive des sciages, redéveloppement de l’emploi du bois dans la construction.

Ce scénario est le plus favorable et permettrait de maintenir le plus grand nombre d’unités de sciage, toutes catégories confondues, mais demande une production plus importante (11 000 000 m3 de sciages), ce qui semble toutefois réalisable selon les professionnels du sciage.

3. Stagnation et déclin du milieu

Dans ce scénario, les scieries de résineux sont incapables de s’approvisionner en raison des prix trop compétitifs de la matière première. Le secteur feuillu est presque à l’arrêt car il n’a pas su rebondir en trouvant de nouveaux débouchés et en raison de la forte demande du secteur du bois énergie qui s’étend.

Le secteur du sciage connaît une période difficile, comme il en a déjà vécu, mais malgré les inquiétudes, les scieurs, tous passionnés, sont prêts à relever les défis qui les attendent. Ils doivent néanmoins prendre conscience de leurs forces et faiblesses afin d’innover et d’augmenter leurs rendements, tout en maintenant la qualité de leurs produits et en développant leur compétitivité.

L’étude complète est disponible sur goo.gl/4r4yHe. [S.P.]

Chalayer M. [2014]. Prospective 2020 : la scierie française. Le Bois International 113 : supplément (36 p.).

Lampiris se lance dans la livraison de bois [1344]

Lampiris, fournisseur belge d’énergie, se lance dans la livraison de stères de bois et de pellets. Sa nouvelle filiale « Lampiris Wood », compte déjà trois centres de distribution, à Charleroi, Westerlo et Liège. L’idée est de fournir les clients dans un rayon de 50 à 60 km autour de ces centres. En 2015, toute la Belgique devrait pouvoir être livrée. Le bois provient de forêts belges et du Nord de la France partiellement certifiées. L’objectif est de ne pas lui faire parcourir plus de 100 à 150 km. Les pellets sont produits en Belgique.

Les dernières statistiques indiquent que 800 000 foyers belges sont équipés de poêle à bois et 150 000 à 200 000 de poêle à pellets. [C.H.]

Martin p. [2014]. Lampiris se lance dans la fourniture de bois-énergie. ValBioMag juillet 2014 (1 p., 1 réf.).

 

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